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dimecres, 12 de novembre del 2008

Raina Kabaivanska - Ernest Chausson - Chanson perpétuelle.



Música para antes de dormir.
Raina Kabaivanska canta "Chanson perpétuelle" d'Ernest Chausson para piano y cuarteto de cuerda. Auditorio Santa Cecilia Roma 1997. Luca Falasca y Grazia Raimondi, violines.
Emilio Eria, viola. Vincenzo Taroni, Violoncell. Arnold Bosman, piano.
Aquí la Kabaivanska está ya un poco mayor y la voz le baila un poco, su francés además es perfectible, pero aún así sus dotes artísticas e interpretativas están intactas.
Buenas noches.
Les dejo la letra de Charles Cros para los que sepan francés:

Bois frissonnants, ciel étoilé
Mon bien-aimé s'en est allé
Emportant mon cœur désolé.

Vents, que vos plaintives rumeurs,
Que vos chants, rossignols charmeurs,
Aillent lui dire que je meurs.

Le premier soir qu'il vint ici,
Mon âme fut à sa merci;
De fierté je n'eus plus souci.

Mes regards étaient pleins d'aveux.
Il me prit dans ses bras nerveux
Et me baisa près des cheveux.

J'en eus un grand frémissement.
Et puis je ne sais plus comment
Il est devenu mon amant.

Je lui disais: "Tu m'aimeras
Aussi longtemps que tu pourras."
Je ne dormais bien qu'en ses bras.

Mais lui, sentant son cœur éteint,
S'en est allé l'autre matin
Sans moi, dans un pays lointain.

Puisque je n'ai plus mon ami,
Je mourrai dans l'étang, parmi
Les fleurs sous le flot endormi.

Sur le bord arrivée, au vent
Je dirai son nom, en rêvant
Que là je l'attendis souvent.

Et comme en un linceul doré,
Dans mes cheveux défaits, au gré
Du vent je m'abandonnerai.

Les bonheurs passés verseront
Leur douce lueur sur mon front,
Et les joncs verts m'enlaceront.

Et mon sein croira, frémissant
Sous l'enlacement caressant,
Subir l'étreinte de l'absent.

dijous, 7 de febrer del 2008

Toujours la Mélodie Française



Música per abans d'anar a dormir.
Aquesta nit us proposo "Le temps des lilas" d'Ernest Chausson, interpretat impecablement per Elly Ameling acompanyada al piano per Rudolf Jansen. Gaudiu-la i dormiu bé.
Bonne nuit.
Us poso el text de Maurice Bouchor, les darreres estrofes del seu poema "La fleur des eaux":

Le temps des lilas et le temps des roses
Ne reviendra plus à ce printemps-ci;
Le temps des lilas et le temps des roses
Est passé, le temps des œillets aussi.

Le vent a changé, les cieux sont moroses,
Et nous n'irons plus courir, et cueillir
Les lilas en fleur et les belles roses;
Le printemps est triste et ne peut fleurir.

Oh! joyeux et doux printemps de l'année,
Qui vins, l'an passé, nous ensoleiller,
Notre fleur d'amour est si bien fanée,
Las! que ton baiser ne peut l'éveiller!

Et toi, que fais-tu? pas de fleurs écloses,
Point de gai soleil ni d'ombrages frais;
Le temps des lilas et le temps des roses
Avec notre amour est mort à jamais.